Aggelos 2
Être un ange, c'est bien. Être un ange forcé d'endosser une forme démoniaque pour sauver le royaume, c'est plus compliqué, mais nettement plus efficace pour enfoncer les portes. Aggelos 2 fait de ce dilemme céleste le cœur d'un Metroidvania rétro.
En 2018, le premier Aggelos avait séduit les nostalgiques des consoles 16 bits avec une aventure dans la veine des Wonder Boy d'antan. Le voici de retour, développé par Wonderboy Bobi et édité par PQube et PixelHeart, dans une suite qui pousse la formule nettement plus loin.
Le royaume de Lumen est au bord du gouffre : les dieux de la Lumière reculent face à l'Armée des Ténèbres. Le joueur incarne un Aggelos, l'ordre le plus élevé des anges, désigné par le dieu Balro pour rétablir l'équilibre. Mais pour survivre à ce conflit, il devra accepter une part d'ombre et revêtir une forme démoniaque. Une concession théologique qui constitue le cœur du jeu.
Car tout repose sur cette dualité. À tout moment, on bascule entre l'Ange et le Démon. Le premier se montre plus posé et précis, capable d'absorber les projectiles de lumière et d'activer les mécanismes lumineux. Le second, rapide et agressif, manie les pouvoirs obscurs et brise les barrières d'ombre. Ces deux formes se prolongent dans deux immenses cartes qui se superposent, un monde de lumière et un monde de ténèbres, chacun avec ses ennemis, ses secrets et ses passages cachés. Passer de l'un à l'autre devient ainsi un outil d'exploration autant que de combat.
Fidèle au genre Metroidvania, le jeu fait progresser le héros à coups de nouvelles capacités : vol, ruée, accroche aux murs ou attaques spéciales, qui ouvrent l'accès à des zones jusque-là inaccessibles. Les orbes récoltés au fil de l'aventure permettent de débloquer des coups dévastateurs et de gagner en puissance, tandis que des énigmes environnementales viennent rythmer l'exploration. Treize boss imposants, répartis entre les deux mondes, se chargent de vérifier que l'on a bien assimilé les leçons.
Le tout est servi dans un pixel art soigné, aux personnages détaillés et à l'animation fluide, qui rend hommage aux grands jeux de la fin des années 1980 sans jamais sombrer dans la simple nostalgie.
Infos pratiques
- Plateformes
- Développeur : Wonderboy Bobi
- Éditeur : PixelHeart et PQube
- Support : PlayStation 5 et Switch – testé sur PlayStation 5
- Prix : 29,99€ (PlayStation 5) – 34,99€ (Switch)
- Site internet : justforgames.com




